Quand le combat se marie à l’art d’être humain

Je partage ici le souvenir de ma rencontre avec Christian Maranda lors d’une journée sur le développement du leadership créée pour une grande firme de professionnels par CANU pendant laquelle je présentais une conférence sur le branding personnel et l’importance d’être cohérent, vrai et conséquent… J’étais loin de me douter que cette journée imprimerait une tout autre couleur grâce au témoignage coup-de-poing de ce vétéran des Forces armées canadiennes.

La plupart d’entre nous ne pensent pas à la réalité de la guerre. Ni de près. Ni de loin. Une fois les reportages et les nouvelles à caractère sensationnaliste consommés, on retourne sagement à notre quotidien… Qui lui — à coups de problèmes, d’évitements et de trop nombreux tracas — finit par ressembler, du moins dans notre esprit anxieux et surchargé à un champ de bataille.

Ça dédramatise énormément.

Dans le contexte actuel VICA (volatile, imprévisible, complexe et ambigu), on attribue facilement — et parfois sans discernement — l’importance de « vie ou de mort » à nos problèmes organisationnels. Entendre Christian, c’est recadrer nos défis de dirigeants et d’entrepreneurs dans une culture où l’erreur est permise, car : effectivement, ici, personne ne meurt.

Quand Christian livre son histoire, un silence de respect règne. Je soupçonne même que les petites voix intérieures n’osent plus rabattre leurs critiques assassines à leurs propriétaires pendant qu’il met en scène, un mot à la fois, le film de son histoire.

Journée CANU sur le Développement du Leadership
Journée CANU – Incarner son leadership à titre de gestionnaire

Au combat, la mort rôde.

Christian parle et nous met en lumière un fait inéluctable. À la guerre, on meurt. À la guerre, si tu fais une erreur, tu peux mourir. À la guerre, si tu ne fais pas ta job, tu peux mourir. À la guerre, si tu fais ta job, tu peux mourir.

Pour lui, cela coule de source.

Pour nous, c’est flabbergastant.

Au combat, parce que la mort rôde, les éléments identitaires (notamment la mission, la raison d’être, les rôles) sont nommés et partagés avec clarté, avec force et de façon répétitive.

Christian apporte une nouvelle perspective à notre travail de leader, d’entrepreneur et de visionnaire. Il nous rappelle l’importance de la clarté dans chaque projet. L’importance de la clarté dans nos intentions comme organisation, comme dirigeant, comme employé et comme acteur dans notre communauté.

Impossible de se détacher de ses mots parce qu’il est là, dans la pièce. Entier, vulnérable et si grand.

Ce qui rend Christian encore plus attachant est aussi qu’il ne voit pas tout à fait la puissance de ce qu’il livre. Son message, cohérent avec les situations que nous vivons dans nos organisations, est extrêmement pertinent pour les dirigeants et les entrepreneurs… il est capable de nommer les choses qu’on vit, avec un regard décalé, des images saisissantes, un témoignage poignant et vrai.

Si le domaine des affaires a grandement bénéficié du discours tactique et stratégique de l’Art de la guerre, je suis heureuse de penser que nous en revenons peut-être à nous… Après l’art de la guerre, c’est peut-être enfin l’Art d’être humain qui émerge, avec toute la complexité qui la sous-tend !

Enfin, de façon plus personnelle… Merci Christian.

N.B. Vous souhaitez engager Christian pour votre prochain événement ? Communiquez avec CANU au info@canuinc.com.